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Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, les cloches des communes de la vallée de la Bourbre, à l'unisson de tous les clochers de France, annonçaient la fin du plus meurtrier conflit qu'ait jamais connu l'humanité. Le bilan fut effroyable 9 millions d'hommes tués aux combats dont 1,5 millions du coté français. Les monuments aux morts des communes de la vallée de la Bourbre témoignent de leur sacrifice tout comme les deux bâtiments édifiés sur les communes de Virieu témoignent des souffrances des soldats blessés.

 

L'hôpital bénévole et temporaire de Virieu portera le numéro 127 bis, il sera installé au numéro 150 de la rue du château dans une salle de la mairie et aura une annexe installée dans l'école libre, rue du vallon Lamartine. Le nombre total de lits sera de 50. Le personnel médical était composé d’un médecin-chef, de 3 infirmiers militaires et d'infirmières bénévoles du village.

 

Les soldats blessés, mais pour la plupart malades du fait des conditions inhumaines de survie dans les tranchées, étaient rapatriés par "trains sanitaires" des zones de combats. Des télégrammes annonçaient l'arrivée des convois en gare "PLM" de Virieu, comme celui en date du 30 juin 1916, acheminant du "front de Verdun" 45 soldats. C'est dans ce train que se trouvait le soldat  " Louis le Fur  " originaire du Morbihan, père de famille, qui décédera à l’hôpital le 3 juillet 1916 à l’âge de 44 ans. Il repose dans " le carré des soldats " du cimetière de Virieu aux cotés de deux autres compagnons d'armes. " Morts pour la France " comme lui. Le soldat "Charles Pierson" marié, originaire de Meurthe et Moselle, décédé le 7 mars 1915 à l’âge de 29 ans, ainsi que le soldat "Camille Baudry " originaire de l'Yonne, décédé le 8 juin 1915 à l’âge de 31 ans.

 

Les militaires rétablis étaient rapidement renvoyés dans leur dépôt ou s'ils nécessitaient une convalescence, ils étaient requis pour aider aux travaux dans les fermes de la vallée. D'autres, réformés, étaient sur décision du ministère de la guerre mis à la disposition d'industriels travaillant pour l'armement. L'hôpital de Virieu fermera le 13 novembre 1916,  353 militaires y  auront été hospitalisés. Les derniers blessés seront transférés à l'hôpital de Bourgoin.

 

 

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