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Camille Terrasse originaire de Saint-Symphorien-d’Ozon, apprit son métier chez un artisan du canton de Virieu. Il s’agissait de fabriquer des semelles en bois destinées à la confection des galoches. Son apprentissage terminé, il se mit à son compte et s’installa - dans les années 1920 - dans l’atelier qu’il avait fait construire au n° 4 de la rue du gymnase à Virieu. L’usage des galoches  tombant en désuétude, l’activité de la fabrique de bois de galoche alla en diminuant jusqu’à s’arrêter totalement en début d’année 1948. Aidé par son fils Henri, il décida d’acheter une scie battante pour débiter les grumes en plateaux et d’entreprendre les modifications de l’atelier pour le transformer en scierie. Celle-ci produira les poutres, planches, chevrons et liteaux, destinés à la construction des maisons du village. Le travail se faisait « à façon », le bois était fourni par les clients. Une autre activité de sciage était destinée à la fabrique de ruches des Ets Manon à Panissage.

 

Parallèlement, afin de compléter l’activité de la scierie Henri, mettra au point un modèle de « clayette » en bois avec la fromagerie Dufour du village de Le Pin. Ces clayettes, ressemblant aux cagettes que l’on trouve chez les marchands de fruits sur les marchés, étaient fabriquées à partir de lamelles de bois blanc, principalement du peuplier. Le bois étaient approvisionné en grumes de 10 à 15 mètres de longueurs, débité et tranché en fines tranches, celles-ci étaient assemblées à l’aide de plusieurs modèles d’agrafeuses, dont certaines permettaient d’agrafer les angles des clayettes. Très vite, de nouveaux clients vinrent s’approvisionner à la « Fabrique d’emballages légers pour fromageries », les établissements Terrier d’Eydoche, la Fabrique de reblochon Pochat de Thônes, la fromagerie « Mon Régal » de Villeurbanne et bien d’autres fruitières de la Haute Savoie. Toutes ces activités permettaient de faire vivre la famille, et d’employer cinq à six personnes jusque dans les années 1970. Mais en 1976, la scie à battant, dans un ultime sifflement s’arrêta à tous jamais. Pendant quelques années, les locaux servirent à la « Fabrique de vérins hydrauliques Chappel » de Tullins, dans l’attente de la construction de leur future usine sur la zone artisanale du district. Finalement en 1983, les bâtiments - à l’exception de la maison d’habitation - furent acquis par la Direction départementale de l’équipement pour en faire leur centre d’entretien routier.

 

 

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