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Communs_Chateau_de_Pupetieres

Communs du château de Pupetières

Nos maisons ont une histoire...

 

C’est en 1871, que Jules Fesser, âgé de 21 ans quittera l’armée à la fin de la guerre 1870, pour venir rejoindre son père cuisinier au château de Pupetieres. Il y rencontrera et épousera en 1872, à Châbons, Pauline Welchetain, la fille du régisseur de la famille de Virieu.

 

Le jeune couple résidera un premier temps dans les communs du château est c’est là, tout en travaillant à ses fourneaux que Jules se consacrera à une technique nouvelle : la photographie.

 

Il faut savoir qu’à cette époque, seules les classes aisées pouvaient se faire «  tirer le portrait ». Ce furent d’abords les souverains tels que Napoléons II en 1859, Victor Emmanuel de Savoie en 1861 ou l’épouse de Louis Philippe en 1866. Ce sont pratiquement les seules photographies d’hommes et de femmes qui commencèrent à être réalisées par les premiers photographes.

 

C’est dire si cette technique n’était pas encore destinée aux habitants de la vallée de la Bourbre. Et pourtant l’histoire réserve parfois de surprenantes singularités.

 

L’on ne sait pas comment le jeune Jules Fesser appris l’art de la photographie, mais ses premiers clichés réalisés dans les communs du château de Pupetières resteront à tout jamais célèbres.

 

En effet il était le jeune ami du peintre hollandais Jongkind qui venait lui rendre visite à Pupetières tous les étés de 1873 à 1873. C’est grâce à Jules que la plupart des photographies connues de l’artiste furent prises dans la vallée, et ces clichés de l’artiste font toujours le tour du monde dans les revues d’arts et les musées.

 

Jules profitera de sa nouvelle passion pour en faire un deuxième métier, en plus de celui de cuisinier. Il créera à Pupetières un petit studio et «...tirera le portrait» des habitants de la vallée. Certaines familles de la région possèdent encore des portraits de leurs ancêtres pris dans la même pose et le même lieu d’où furent réalisés ceux de Jongkind.

 

 

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